Thorens-Glières, située dans le département de la Haute-Savoie, est une ancienne commune française. En 2017, elle est rattachée à la commune nouvelle de Fillière, avec les communes d'Aviernoz, Evires, Les-Ollières et Saint-Martin-Bellevue.

Histoire de Thorens-Glières

Si un historien local, Charles Marteaux, note des traces de construction gallo-romaine, c'est surtout à l'époque médiévale que l'histoire de Thorens-Glières se densifie.

Thorens-Glières à l'époque médiévale

A l'époque médiévale, Thorens-Glières était connue sous le nom de Thorens, toponyme hérité de la langue burgonde. En effet, le royaume burgonde englobait la Savoie au Ve siècle. Le château de Thorens fut bâti au XIe siècle par le Comte Gérold de Genève et offert à son compagnon d'arme Odon de Compey. Celui-ci devint alors seigneur d'un territoire englobant le plateau des Glières et l'ancienne voie romaine.

L'histoire de Thorens resta ensuite plutôt discrète, jusqu'à l'achat du château par la Maison de Sales en 1559. Le château avait été confisqué par le duc de Savoie à la puissance Maison de Compey en raison de nombreux crimes et exactions commis. Le duc de Savoie l'avait offert à Hélène Luxembourg-Saint-Pol en 1479. Originaire de La Roche, François de Sales entreprit des démarches pour acheter le château en 1559 ; la vente ne fut concrétisée qu'en 1602 par son fils Saint François de Sales pour le compte de ses frères et soeurs.

Saint François de Sales fut un prêtre catholique qui devint prince-évêque de Genève et l'un des théologiens les plus considérés de son époque. Il fut très influent auprès des nobles locaux. Proclamé saint et docteur de l'Eglise, il est considéré comme le saint patron des journalistes et écrivains ; ses publications représentent en effet les premiers journaux catholiques au monde. Le château de Thorens conserve ses objets et oeuvres d'art, notamment son orfèvrerie liturgique, ses habits épiscopaux, ses sceaux et ses livres rares.

Portrait de Saint François de Sales

Monument national à la Résistance du plateau des Glières

Thorens-Glières à l'époque contemporaine

La famille de Sales connut une ascension politique rapide : de barons, ils devinrent comtes puis marquis. De nombreux membres de la famille furent très proches du pouvoir, notamment Jean-François Roussy de Sales et son illustre cousin le Premier Ministre Camille de Cavour (1810- 1861) qui séjourna longtemps au château de Thorens. Camille de Cavour fut l'instigateur de l'unification de l'Italie et du rattachement de la Savoie à la France, qu'il organisa avec Napoléon III au château de Thorens en 1860.

A cette même époque, le marquis de Sales créa à Thorens-Gillières une manufacture de verre. La vallée de l'Usillon fournissait l'eau et le bois, tandis que la commune de Villy-le-Bouveret fournissait le sable glaciaire. Les pièces étaient marquées d'un "T" qui signalaient leur origine de la manufacture de Thorens.

Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, la région de Thorens-Glières fut un lieu de refuge de nombreux maquisards et de parachutage d'alliés, principalement au plateau des Glières. Le plateau fut le théâtre d'une offensive de 10000 soldats allemands et miliciens français appuyés par l'aviation contre les maquisards le 26 mars 1944. Cette opération devint un symbole de la Résistance française par l’héroïsme dont firent preuve les résistants dans cette bataille très largement inégale. En 1973, l'artiste Emile Gilioli érigea une oeuvre d'art moderne en commémoration de cet affrontement, le Monument national à la Résistance du plateau des Glières. C'est peu après la Seconde Guerre Mondiale, en 1947, que Thorens prend le nom de Thorens-Glières par décret.

Quelles villes forment la nouvelle ville ?

Ville Superficie Population (2014) Gentilé
1 Aviernoz 15,90 km² 897 Vernodiens
2 Évires 19,49 km² 1 415 Evirois
3 Les Ollières 11,64 km² 852 Olliérois
4 Saint-Martin-Bellevue 9,33 km² 2 587 Saint-Martinois ou Martinerois
5 Thorens-Glieres 63,05 km² 3 163 Thoranais

Sécurité routière

La nouvelle commune de "Fillière" créé en 2017 fait partie du département de la haute-savoie et de la région Auvergne-Rhone-Alpes. En prenant le permis B en référence, la Haute-Savoie présente un taux de réussite à l'examen pratique du permis de conduire legérement supérieur à la moyenne nationale.

  • 2016 : 59,6% de réussite (59 % sur toute la France)
  • 2017 : 60.1% de réussite (57.9 % au niveau national)
  • 2018 : 60.3% de réussite (59 % sur toute la France)

Afin d'améliorer la sécurité routière, de nombreaux équipements de contrôles automatiques ont été implantés sur le territoire. La Haute-Savoie compte 24 radars fixes, 1 radar tronçon et 7 radars feux rouges (en 2020).

Des stages de récupérations de points sont organisés réguliérement afin de reconstituer son capital. Le stage dure deux jours et permet de récupérer 4 points. La ville la plus proche proposant des stages de sensibilisation est Annecy, mais il y en a également à Thonon-les-bains, Annemasse.

Infractions et perte de points de permis en haute-savoie.

Voici quelques statistiques sur la perte de points du permis de conduire en Haute-Savoie en 2018 :

  • 126 591 infractions ayant entrainé un retrait de points ont été constatées (-4,8% par rapport à 2017) dont 104 364 pour excès de vitesse, 2 418 pour non-respect d'un feux rouge ;
  • 732 permis de conduire ont été invalidés pour solde nul (+18,8% par rapport à 2017) ;
  • C'est 732 invalidations incluent 168 permis de conduire probatoire (+18,3%). Ils représentent 23% des invalidations ;
  • 23 003 personnes ont retrouvées leur 12 points suite à 3 années sans infraction ;
  • 47 permis ont été retirés pour alcoolémie (43 l'année précédente).

La nouvelle ville : Fillière

Superficie

La nouvelle commune de Fillière couvre une superficie de 119,41 km2

Population

La population totale est de 9 255 habitants (2017).

Maire

Le premier maire de la commune est Christian Anselme (DVD)

Altitude

Le point le plus bas est à 489m et le plus haut à 2 004 mètres.

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